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Relai : L’ANTHROPOLOGIE CONTRE L’AUSTÉRITÉ – pétition de l’AG du département d’anthropologie de l’Université Toulouse Jean-Jaurès

Dans un contexte marqué par l’austérité, le département d’anthropologie de l’UT2J est lui aussi touché, avec 40 % de budget en moins. Les nouvelles maquettes qui définiront l’offre de formation à partir de 2027 sont touchées : il y aura moins d’heures de cours qu’aujourd’hui, et des TD seront supprimés. Depuis plusieurs mois, une mobilisation au sein du département s’organise afin de réclamer plus de moyens. Lors de l’AG du 6 mai, un communiqué et une pétition ont été proposés et adoptés par l’assemblée. 

Afin de soutenir le département, nous vous invitons à signer la pétition en suivant ce lien,

et à la diffuser largement autour de vous : https://c.org/yjCNpswFDt 

Communiqué de l’AG des personnels et étudiant.e.s d’anthropologie

Depuis plusieurs années, les gouvernements néolibéraux enchaînés mettent en place des politiques de précarité et d’austérité vis-à-vis de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Les coupes budgétaires s’accumulent et pour la première fois, le budget de l’ESR par étudiant.e atteint son seuil le plus bas. Le département d’Anthropologie à l’UT2J n’en est pas pour le moins exclu et les conséquences qui en découlent sont fortes : 40% de coupes budgétaires ; des nouvelles maquettes d’enseignement proposées dans lesquelles on nous demande de choisir entre réduire le nombre de places pour les étudiants en L1 et supprimer des TD majeurs à l’apprentissage de la discipline. Depuis de nombreuses années, le département repose sur 8 enseignant.e.s chercheur.euses titulaires et trois personnels administratifs, ce qui est très peu pour le nombre d’étudiant.e.s inscrit.e.s et qui ne suffit donc pas à assurer tous les enseignements. De fait, une vingtaine de chargé.e.s de cours (doctorant.e.s et docteur.e.s aux statuts divers, majoritairement payés à l’heure) ainsi que deux ATER complètent chaque année cette équipe pédagogique, qui repose donc en grande parte sur la précarité d’enseignants contractuels. 

Tout cela ne relève pas d’une nécessité budgétaire, mais plutôt d’une professionnalisation de l’ESR où le gouvernement français privilégie des filières considérées comme plus bénéfiques que d’autres dans le domaine de la production d’armement dans un contexte de militarisation. Aujourd’hui, 60 universités françaises sur 75 sont en déficit malgré le nombre d’étudiant.e.s croissant. Des Master et des licences sont fermés sous couvert d’une logique libérale. Toutes ces filières ferment, réduisant la capacité d’accueil, ce qui mène à une sélection et une compétition plus rude. L’université devient de moins en moins accessible.

Cette stratégie va à l’encontre de notre vision de l’ESR et de ce que pourrait être l’expérience universitaire : une expérience de découverte, pour toutes et tous, un espace de réflexion et d’émancipation. Alors, il ne nous reste qu’une solution face à cette attaque : nous mobiliser collectivement pour des conditions dignes d’enseignement et de recherche. Au cours de cette dernière année, nous avons pu nous organiser lors d’Assemblées Générales du département, ou alors en allant démarcher les étudiantes et étudiants sur nos conditions communes, et c’est en perpétuant ces actons que la lute pourra être fructueuse.

À l’UT2J, nous sommes le seul département à proposer l’apprentissage de l’anthropologie dès la L1, les seuls à proposer des cours d’anthropologie de la parenté, du genre, et du corps, d’anthropologie du patrimoine, et d’anthropologie du vivant non-humain et de la nature. Si la discipline vient à réduire, puis à disparaître dans notre Université, ce sont ces savoirs qui vont disparaître avec, ce sont des générations d’anthropologues qui n’existeront pas, et ce sont des portes fermées à un apprentissage de l’Autre, du monde, des manières de le concevoir.

ALORS, POUR DÉFENDRE UNE UNIVERSITÉ PUBLIQUE, LIBRE ET OUVERTE À TOUTES ET A TOUS, CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC, MOBILISONS-NOUS

Nous comptons sur votre soutien ! 

Les étudiant.e.s, personnels, enseignant.e.s rassemblé.e.s en AG du département d’anthropologie

peraldimpierre
peraldimpierre

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
peraldimpierre (19 mai 2026). Relai : L’ANTHROPOLOGIE CONTRE L’AUSTÉRITÉ – pétition de l’AG du département d’anthropologie de l’Université Toulouse Jean-Jaurès. AFEA - Association française d'ethnologie et d'anthropologie. Consulté le 7 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/168se


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